J’ai été baptisée enfant à l’église presbytérienne camerounaise, je ne me souviens pas de l’âge. Mais je me souviens que j’avais une marraine, de nouveaux vêtements, une belle coiffure et de jolies chaussures, bref tout l’attirail. A l’époque je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, mais je savais que ça avait un lien avec DIEU et je m’attendais pendant toute cette journée à ce que le ciel me tombe sur la tête puisque DIEU est au ciel. Par contre j’avais bien compris qu’il y avait une fête donnée en notre honneur, mon frère et moi et cela suffisait à faire mon bonheur.

Je ne suis pas issue d’une famille chrétienne. A l’époque, mes parents étaient plongés dans des croyances et pratiques occultes avec ses tourments tout en envoyant toutes mes grandes sœurs évoluer dans la tradition catholique toutes jeunes avec les différents rituels: communion baptême confirmation… c’était totalement dénué d’une quelconque démarche de recherche du Dieu vivant comme beaucoup encore aujourd’hui.

« Oh non pas vous, Monsieur M., ce n’est pas possible ! » C’est ainsi qu’une surveillante du collège que j’avais fréquenté quelques années auparavant m’a répondu lorsque je lui ai tendu une brochure l’invitant à lire la Bible.

C’est vrai que rien, à l’époque où elle avait eu à faire à mon comportement turbulent ne pouvait laisser penser qu’un jour je lui parlerai de Dieu. Mais depuis cette époque, j’avais rencontré Dieu en Jésus Christ à travers la lecture de cette même bible que je proposais maintenant….

Il n’est pas évident, lorsqu’on est profondément plongé dans la religion chrétienne, d’admettre qu’on n’est pas chrétien "né de nouveau." Le Seigneur m’a fait grâce de réaliser mon égarement et de l’accepter dans ma vie comme Seigneur et sauveur.